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Méditation pour le Dimanche

Textes de médiations pour le Dimanche, écrits par le Père Bernard Ott, résident à la Basilique Notre Dame de Marienthal…

Dimanche 23 Février :

La sainteté est notre vocation !

En ce 7° dimanche du temps ordinaire nous sommes appelés à la sainteté. Cet appel exprime la grandeur de notre vocation chrétienne et la confiance que Dieu nous fait. « Soyez saints parce que moi le Seigneur Dieu je suis saint ! » lisons-nous dans le livre des Lévites. La sainteté est l’idéal que nous espérons profondément dans notre cœur. La sainteté est une vie libérée de tout mal. Elle est le fruit d’un combat que nous avons à mener durant toute notre vie contre toutes les formes d’égoïsme qui nous empêchent d’être heureux. Jésus est venu nous rejoindre dans ce combat pour que, unis à lui, nous puissions déjà faire l’expérience de cette joie profonde qu’il nous offrira un jour pleinement auprès de lui. Aujourd’hui Jésus nous parle de la vengeance et de la haine. Celles-ci consistent à riposter au mal par un mal plus violent encore. Elles s’expriment par les slogans qui sont inscrits dans le cœur de tous les hommes : « Œil pour œil, dent pour dent » ou encore : « Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi » Jésus s’y oppose radicalement car elles sont contraires à la Bonne nouvelle de l’Evangile. Il demande à ses disciples de combattre le mal non pas par la violence mais par la force de l’amour. C’est le sens de ces paroles de Jésus qui sont souvent mal interprétées : « Si quelqu’un te gifle sur une joue, tend-lui encore l’autre » et « Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent ». La haine et la violence n’ont jamais rien réglé sur la terre, mais elles n’ont amené que souffrances et destruction. L’amour, le dialogue, l’écoute, le partage équitable et la confiance en Dieu ont toujours permis aux hommes de reprendre une nouvelle étape de bonheur et de prospérité. Le Seigneur nous appelle à rayonner ces valeurs positives au cœur de notre monde. Elles sont un reflet de sa sainteté et la marque du chrétien, car « si nous ne rayonnons pas ces valeurs, dit Jésus, que faisons-nous d’extraordinaire, les païens n’en font-ils pas autant ? Vous donc soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ! » Ces paroles de Jésus doivent résonner comme un appel dans notre cœur, spécialement durant le temps du Carême qui va commencer ce mercredi 26 février.


Dimanche 16 Février :

Purifier nos intentions pour être conformes à Jésus.

En ce 6° dimanche du temps ordinaire Jésus nous appelle à être vrais dans toutes nos attitudes et dans toutes nos intentions : « Que votre oui soit oui et que votre non soit non, tout ce qui est en plus vient du mauvais ! » Le grand problème de notre société est la confusion des valeurs. On ne sait plus ce qui est bien ou mal. Tout devient normal parce qu’il n’y a plus de normes. On a perdu les repères à partir desquels on peut juger et apprécier. Le seul repère semble être le « moi ». Est bien ce qui me plaît et me convient pour le moment, sans référence aux autres, au bien commun et surtout sans référence à Dieu qu’on cherche à éliminer de l’histoire humaine La première lecture de ce dimanche nous invite à retrouver la Sagesse, non pas la sagesse de ce monde, mais le Sagesse qui vient de Dieu « et qui est capable de nous donner la gloire » c’est-à-dire de nous aider à réaliser pleinement l’espérance de bonheur infini qui est inscrite dans le cœur de tout homme. La Sagesse dont il est question n’a rien à voir avec le comportement d’un enfant sage qui ne pose aucun problème, mais c’est une lumière intérieure qui ne vient pas de nous, qui a traversé les âges et qui vient de Dieu. C’est une intelligence éclairée par une intelligence plus grande que la nôtre. Dans la Bible la Sagesse c’est Dieu lui-même qui habite en nous. Elle ne s’acquiert pas uniquement par une recherche intellectuelle, mais par la contemplation de la grandeur de Dieu qui s’est manifestée en Jésus crucifié. C’est du haut de la croix que Jésus continue à nous donner son Esprit. Il nous appelle non seulement à un comportement correct extérieurement mais à une grande pureté de notre cœur et de nos intentions. C’est dans ce domaine que nous avons toujours à nous convertir. Le sacrement du pardon est un grand moyen qui nous permet de laisser Dieu purifier nos intentions. C’est le désir de vivre dans la vérité qui nous rend vraiment libres et heureux. L’amour ne supporte pas de mensonge ni de duplicité. Seul l’amour vrai nous rend heureux. Il doit être la marque du chrétien. Il est un don de Dieu.


Dimanche 9 Février 2020 :

L’urgence de devenir sel de la terre et lumière du monde !

En ce 5° dimanche du temps ordinaire, la Parole de Dieu nous rappelle l’essentiel de notre vocation chrétienne : « Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde ! » Nous savons combien le sel est important pour donner du goût aux aliments et combien la lumière est importante pour chasser la nuit, faire grandir la vie, la joie et la confiance. C’est à la manière du sel et de la lumière que Jésus nous demande d’être présents au cœur du monde. Mais il parle aussi du danger que le sel pourrait s’affadir, se dénaturer, perdre sa saveur et devenir inefficace. La lumière pourrait être cachée sous une montagne de choses inutiles et superflues. Nous avons déjà tous connu ces faiblesses et ces manquements qui nous empêchent d’être ce que nous voudrions vraiment être au fond de nous. Dans l’évangile Jésus pose la question : « Qu’est-ce qui redonnera de la saveur à notre vie si elle est devenue fade et sans joie ? » Saint Paul dans la lettre aux Corinthiens nous dit que c’est dans la contemplation « de Jésus, le Messie crucifié » qu’il trouve la force d’être apôtre. C’est bien dans cette contemplation du Seigneur crucifié que nous trouvons, nous aussi, la force de vaincre nos faiblesses humaines et nos égoïsmes et de rayonner la saveur et la force de l’Evangile. Le prophète Isaïe nous rappelle que ce rayonnement de l’Evangile ne peut se faire qu’à travers des gestes concrets d’ouverture, de partage et de solidarité avec les autres : « Partage ton pain avec celui qui a faim, accueille chez toi les pauvres sans abris, couvre celui que tu verras sans vêtement, ne te dérobe pas à ton semblable. Alors ta lumière jaillira comme l’aurore… et ton obscurité sera lumière de midi ! » En ce dimanche chaque baptisé est appelé à redécouvrir comment « être sel de la terre et lumière du monde » à l’image de Jésus. Le monde a besoin d’hommes et de femmes qui l’entrainent sur des chemins de paix, de justice et de fraternité. Il est urgent que chaque communauté chrétienne et chaque paroisse deviennent des lieux d’où rayonne la présence de Jésus. Chacun est appelé à y contribuer.


Dimanche 19 Janvier 2020 :

« En toi je manifesterai ma splendeur ! »

En ce 2° dimanche du temps ordinaire, cette Parole du prophète Isaïe est une Parole d’espérance. Au cœur de notre monde jaillit une Parole capable de faire refleurir les fleurs de la paix et de la confiance. Cette Parole nous est donnée par Jésus, le Fils bien-aimé de Dieu, « Celui qui baptise dans l’Esprit-Saint ». C’est cette force de l’Esprit-Saint que Jésus est venu rayonner dans le monde. C’est la force de Dieu Créateur qui veut toucher le cœur de chaque personne, faire grandir la joie et les liens de solidarité qui nous unissent les uns aux autres et qui nous unissent à Dieu. Il fallait bien que quelqu’un vienne au milieu du marasme de notre société pour ouvrir un chemin d’espérance et « pour enlever le péché du monde ». Ce quelqu’un c’est Jésus le Seigneur, le don que Dieu a fait à l’humanité et « qui rayonnera sa splendeur » jusqu’à la fin des temps. Le malheur est que notre monde rejette ce don de Dieu et nie en grande partie l’idée de transcendance, c’est-à-dire la place essentielle de Dieu dans la recherche du bonheur des hommes. « Au cœur de ce monde, nous dit saint Paul, nous avons été sanctifiés dans le Christ Jésus et nous sommes appelés à être saints avec tous ceux qui en tout lieu invoquent le nom du Seigneur Jésus-Christ ». Cela peut paraître prétentieux, mais cela nous montre aussi la grandeur et la fragilité de notre mission de chrétiens. C’est pour cela que cette parole de saint Paul retentit aujourd’hui pour nous et pour toute l’Eglise comme un appel à devenir davantage saints. Il ne s’agit pas d’une sainteté doucereuse et sans énergie, mais d’une sainteté qui est un engagement de tous les jours pour que progressent la justice et l’amour entre les hommes à travers les gestes les plus simples et les plus concrets de notre vie quotidienne : un bonjour ou un sourire offert, un service rendu, une écoute attentive, un pardon accordé, un engagement pris pour le bien commun… La source de cette sainteté et de ce rayonnement sera toujours Jésus, « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » c’est-à-dire- notre égoïsme et notre orgueil. Chaque communion doit être un baptême de l’Esprit Saint qui nous permet de manifester sa splendeur.


Pour la Fête de la Sainte Famille, 29 Décembre 2019 :

Une famille heureuse est un cadeau de Dieu !

Le premier dimanche après la fête de Noël, l’Eglise célèbre la Sainte Famille de Nazareth. En célébrant cette fête, l’Eglise veut honorer toutes les familles de la terre et reconnaître en elles le plus beau cadeau que Dieu fait à l’humanité. Il nous a créés comme des êtres de relation qui ne peuvent vivre vraiment que s’ils sont en relation d’amour les uns avec les autres. Le couple humain est la première de ces communautés d’amour et de bonheur. C’est du couple humain que naissent les enfants et que se crée la famille. C’est la famille qui protège l’enfant, elle lui permet de s’épanouir et de se mettre au service du monde de toutes sortes de manières. La famille est vraiment la cellule de base d’une société harmonieuse et pleine d’avenir. Pour nous chrétiens, elle est consacrée par le sacrement de mariage, c’est-à-dire marquée pour toujours du sceau de la fidélité de Dieu. En ces jours de Noël, c’est la Sainte Famille de Nazareth qui nous est donnée en exemple. Marie y tient une place importante, mais nous découvrons aussi la place essentielle de Joseph. Ce qui est étonnant chez Joseph c’est le silence. On ne connaît aucune de ses paroles et pourtant il est toujours actif. C’est dans ce silence – le récit de l’évangile utilise le terme « songe » – que Joseph découvre la volonté de Dieu et le courage de la réaliser. Il fallait qu’il se débrouille pour trouver un endroit où Marie puisse accoucher. Un peu plus tard il fallait qu’il organise la fuite en Egypte devant la cruauté du roi Hérode et son retour à Nazareth pour organiser son atelier de charpentier et fonder une famille stable et heureuse. C’est ainsi que la Sainte Famille nous fait découvrir que la source qui fait vivre nos familles c’est le temps de silence que nous prenons pour laisser Dieu nous parler et protéger notre amour. C’est important dans notre monde dur et stressant dans lequel il y a tellement de bruit. En ce dimanche de la Sainte Famille nous pensons spécialement aux jeunes couples qui envisagent de fonder une famille. Qu’ils découvrent la grandeur du sacrement de mariage et que la source de leur bonheur est la rencontre silencieuse et confiante avec le Seigneur.


Pour le troisième Dimanche de l’Avent, 15 Décembre 2019 :

Jean-Baptiste s’interroge sur Jésus : « Es-tu Celui qui doit venir ? »

En ce 3° dimanche de l’Avent c’est Jean-Baptiste qui nous guide sur le chemin vers Noël. Il est en prison parce qu’il avait reproché au roi Hérode d’avoir pris la femme de son frère Philippe. Dans sa prison il entend parler des œuvres de Jésus, mais il a des doutes. Il envoie ses disciples demander à Jésus : « Es-tu Celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » C’est la question que nous nous sommes certainement déjà posée lorsque nous étions découragés devant les violences de notre monde et le silence de Dieu. Jean-Baptiste croyait encore que le Messie serait un chef politique qui libérerait le peuple d’Israël de l’occupation romaine. Jésus lui fait rapporter le passage du prophète Isaïe qui parle de l’œuvre du Messie : « les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres ». Mais Jésus ajoute aussitôt : « Heureux celui pour qui je ne serai pas une occasion de chute ! » car l’œuvre du Messie est avant tout une transformation du cœur de l’homme. Il veut recréer l’homme dans sa dignité de fils ou de fille de Dieu. C’est une œuvre qui prend beaucoup de temps, car Dieu respecte notre liberté. Lorsque nous relisons notre histoire nous y découvrons la longue et patiente action de l’Esprit de Dieu. Il faut beaucoup de temps pour libérer notre cœur de l’égoïsme. C’est l’œuvre de toute une vie. Peu à peu, au fur et à mesure que nous découvrons Dieu, nos yeux s’ouvrent pour voir tout d’une manière nouvelle. Nos oreilles s’ouvrent et nous permettent d’écouter l’autre avec une attention nouvelle. Notre cœur est guéri de la lèpre de l’égoïsme et s’ouvre à un amour nouveau. Alors que nous étions enfermés dans la recherche de notre seul plaisir, nos pieds se mettent en marche pour rencontrer l’autre. Nous étions comme morts et voilà que nous redécouvrons la joie d’une vie entièrement renouvelée par la lumière de Dieu. Qu’à l’approche de la fête de Noël notre cœur se réjouisse, car Celui qui vient est vraiment capable de faire naître un monde nouveau renouvelé par la lumière éclatante de l’Enfant de Bethléem.


Pour le Dimanche 24 Novembre 2019, Fête du Christ Roi de l’Univers :

En Jésus, le Rois de l’Univers, tout sera réconcilié !

L’année liturgique 2018-2019 s’achève en ce dimanche 24 novembre par la fête du Christ, le Roi de l’Univers. Cette fête nous parle de la victoire finale de Jésus sur toutes les forces du mal qui détruisent l’humanité et le cœur de l’homme. Durant toute l’année, à travers les trois grandes fêtes chrétiennes de Noël, Pâques et Pentecôte, nous avons contemplé Jésus dans son œuvre de rédemption et notre foi en a été renforcée. Cette fête du retour du Christ comme Roi de l’Univers nous fait découvrir le but vers lequel est orienté toute l’histoire humaine. Saint Paul nous le dit d’une manière très claire dans la lettre aux Colossiens que nous lisons ce dimanche : « Dieu a jugé bon que dans le Christ habite toute plénitude et que tout, par lui, soit enfin réconcilié » Nous croyons que notre humanité tellement blessée par les divisions ne pourra se faire que dans le Christ. C’est quelquefois difficile à croire car il y a tellement de forces contraires qui nous détournent de lui. Et pourtant le retour glorieux du Christ comme Roi de l’Univers est la source de notre espérance. Cette foi donne sens à toute notre vie. En toutes choses nous devons être des hommes et des femmes de réconciliation qui n’ont d’autre but que de manifester à travers leurs actes l’amour dont Dieu aime l’humanité et chaque personne humaine. L’Evangile de ce dimanche nous présente Jésus, le Roi de l’Univers, non pas sur un trône doré, mais sur la croix, condamné à mort injustement et au milieu de deux malfaiteurs. Les insignes de sa royauté sont le regard et l’écoute qu’il leur accorde. Jésus découvre la sincérité qui est dans le cœur de l’un d’eux et il lui promet « d’être aujourd’hui-même avec lui dans le Paradis ». C’est ce geste royal du regard et de l’écoute de l’autre que le Seigneur veut nous apprendre du haut de sa croix. Un grand merci à la chorale sainte Cécile dont c’est la fête aujourd’hui. Par la beauté de leurs chants ils nous aident chaque dimanche à élever notre regard vers Jésus le Roi de l’Univers pour que notre vie rayonne la force de son amour et participe à la réconciliation de notre monde avec le Créateur.


Pour le Dimanche 17 Novembre 2019 :

Au cœur des angoisses de notre monde, une force d’espérance !

Ce 33° dimanche du temps ordinaire est l’avant-dernier dimanche de l’année liturgique, avant la fête du Christ Roi de l’univers. En ce dimanche nous lisons habituellement les textes apocalyptiques qui parlent de la fin des temps et de l’histoire humaine. A première vue ces textes nous parlent de catastrophes et nous courons le danger de nous arrêter à ces images. D’ailleurs un certain nombre de groupes sectaires diffusent des écrits qui inspirent la peur et l’angoisse à beaucoup de personnes. Ils donnent ainsi une très fausse image de la religion et du message de Jésus. Ce sont des récits qui veulent nous faire découvrir qu’au milieu des violences du monde, les croyants sont appelés à rayonner une force d’espérance et à être témoins du Royaume de paix et de lumière dont l’Esprit de Dieu est la source C’est un grand service que nous sommes appelés à rendre à notre monde. C’est d’ailleurs la mission de l’Église que le Concile Vatican II a fortement exprimée : « L’Église du Christ, plongée dans les angoisses de notre temps, porte en elle une très forte espérance… mais cela ne sert à rien aussi longtemps que des sentiments d’hostilité, de mépris… des partis-pris idéologiques séparent les hommes et les dressent les uns contre les autres… Nous devons tous changer notre cœur ! » (Gaudium et spes 82-83). C’est bien là qu’est la difficulté pour chacune et chacun d’entre nous et pour l’Eglise toute entière : il faut changer notre cœur !  C’est un appel qui est adressé à tous les hommes mais  comme chrétiens, nous avons eu la grâce de découvrir la source de ce changement. Elle est dans la contemplation de la vie de Jésus, de sa manière de rencontrer chaque personne et de vivre sa Passion. C’est alors que nous découvrirons la vérité qui rayonne de sa vie et qui est capable de renouveler le monde. C’est alors seulement que nous marcherons courageusement et joyeusement à sa suite et qu’à travers le témoignage de notre vie, « se lèvera le Soleil de Justice qui apportera la guérison dans son rayonnement » tel que l’a dit le prophète Malachie dans la première lecture de ce dimanche. Les disciples de Jésus seront toujours appelés à tirer le monde vers le haut en montrant qu’une vie nouvelle est possible avec Jésus aujourd’hui déjà.


Pour le Dimanche 10 Novembre 2019 :

La foi en la résurrection est le moteur de notre vie !

En ce 32° dimanche du temps ordinaire la Parole de Dieu nous invite à une réflexion sur la résurrection, c’est-à-dire sur l’ultime devenir de notre vie après notre mort. Cette question de notre avenir est inscrite dans le cœur de chaque personne humaine. En chacune il y a le désir d’un bonheur infini et toutes nos activités doivent contribuer à nous en approcher. Les grands obstacles que nous rencontrons sont l’égoïsme, l’injustice, la souffrance, la maladie et la mort. Certaines personnes n’arrivent pas à les surmonter et nous pensons à elles avec beaucoup d’affection. Un certain courant voudrait mettre en place l’euthanasie, un acte médical qui provoque la mort. Mais qui a le droit de donner la mort ? Le rayonnement d’une personne malade ou handicapée est souvent plus grand que celui des « bien-portants ». Comme chrétiens, nous croyons que la vie ne nous appartient pas. Elle est trop précieuse pour que l’homme puisse se l’approprier et en faire ce qu’il veut. Elle nous a été transmise et c’est à nous de la construire avec les talents que nous avons reçus. Nous devons aussi nous aider les uns les autres pour que tous, surtout les plus faibles et les plus fragiles puissent la construire dignement, être reconnus pleinement dans leur dignité et être soulagés dans leurs souffrances. Toute vie a une destinée éternelle et elle ne trouve son véritable épanouissement que dans la rencontre avec Dieu et dans une communion d’amour avec lui. Cette foi guide les chrétiens et les engage dans tous les combats pour la vie. Dans l’évangile de « la femme aux sept maris » les sadducéens qui ne croient pas à la résurrection, veulent ridiculiser Jésus « De qui est-elle la femme puisqu’elle a eu sept maris ? » Mais Jésus ouvre leurs yeux vers le monde à venir où il n’y aura plus les contingences et les limites actuelles mais où se réalisera pleinement l’espérance d’éternité que nous portons dans notre cœur. Notre vie humaine trouvera son véritable accomplissement « lorsque nous verrons Dieu tel qu’il est ». Cette foi en la résurrection est le moteur de notre vie et nous entraîne en avant sur des chemins d’amour. Car l’amour que nous partageons aujourd’hui est le plus beau signe du Royaume à venir et sa lumière éclaire aujourd’hui déjà notre vie.


Pour le Dimanche 3 Novembre 2019 :

« Aujourd’hui, il faut que je vienne demeurer chez toi ! »

En ce dimanche après la Toussaint et durant tout le mois de novembre jusqu’à la fête du Christ, le Roi de l’univers, la Parole de Dieu veut nous appeler à regarder en avant vers le Royaume de lumière et de paix où le Seigneur veut rassembler tous les hommes. La lecture du livre de la Sagesse est une belle contemplation de la grandeur de Dieu et de l’amour infini dont il entoure la création. Tout est dans sa main. L’homme est la plus belle mais aussi la plus fragile de ses œuvres et il l’accompagne avec un regard d’amour tout à fait particulier. C’est avec ce regard d’amour que Jésus regarde Zachée cet homme dont parle l’évangile de ce dimanche. Zachée était chef des collecteurs d’impôts. Il était riche, mais il avait envie de sortir de ce carcan dans lequel sa richesse l’avait enfermé. Il veut voir Jésus dont il a entendu parler, mais c’est Jésus qui s’arrête et qui le regarde. C’est avec ce même regard que Jésus regarde aujourd’hui chacune et chacun d’entre nous et comme à Zachée, il dit : « Descends vite de l’arbre de la médiocrité et de l’insatisfaction dans lequel tu t’es installé, car aujourd’hui il faut que je vienne chez toi ! » « Il faut que je vienne, dit Dieu d’une manière pressante, car si je ne viens pas tu resteras refermé sur toi et enfermé dans ton insatisfaction » Zachée accueille Jésus avec joie et voilà que tout change. Les yeux de Zachée s’ouvrent et il voit la tristesse et le non-sens de sa vie passée. Immédiatement il voit que le véritable bonheur n’est pas uniquement dans la recherche de son seul bonheur, mais dans l’ouverture vers les autres et dans le partage. Ses amis de « l’ancien monde » sont scandalisés et mettent en cause Jésus « parce qu’il est allé manger chez un pécheur ». Leurs yeux restent fermés et ils ne voient pas le monde nouveau qui naît à partir de Jésus et de son Évangile. « Il faut que je vienne demeurer chez toi » est une parole d’espérance que Jésus a lancée dans le monde. Si nous l’accueillons notre vie s’ouvre aujourd’hui déjà à la dimension du bonheur que nous souhaitons profondément et que le Seigneur nous offrira un jour pleinement auprès de lui.


Pour le Dimanche 27 Octobre 2019 :

Seule une prière humble est source de réconfort !

En ce 30° dimanche du temps ordinaire la Parole de Dieu nous rend attentifs à l’humilité. Elle est un trésor difficile à conquérir mais absolument nécessaire pour créer la fraternité entre nous et pour nous ouvrir à Dieu. L’humilité est cette qualité qui nous permet de découvrir que nous sommes pauvres et que nous avons tout à recevoir. Rien ne nous appartient. Tout est grâce et tout est don. Nous n’avons rien de nous-mêmes et tout ce que nous avons est destiné à être donné. L’humilité est un trésor difficile à conquérir parce que, pour l’obtenir, il faut lutter contre la tentation de l’orgueil qui nous harcèle sans cesse.L’humilité est la seule attitude qui permet à l’humanité de vivre en paix. Elle nous permet de respecter l’autre et de nous laisser corriger par lui. L’orgueil nous ferme sur nous-mêmes et nous fait regarder les autres avec indifférence et même avec mépris. L’orgueilleux ne connaît que son propre «ego» et, avant même d’avoir écouté les autres, il dit «moi, je…» L’orgueil enlève toute possibilité d’écoute et de partage. C’est pour cela qu’il nous ferme aussi entièrement à Dieu.En ce dimanche Jésus nous propose l’évangile très connu du pharisien et du publicain.Tous les deux vont au temple pour prier. Le pharisien se met ostensiblement debout et prie en lui-même : «Seigneur, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes : ils sont voleurs, injustes, adultères… ou encore comme ce publicain! Moi, je jeûne deux fois par semaine et je donne le dixième de ce que je gagne ! ». Le publicain se tenait à distance et priait : « Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis ! ». La parabole parle d’elle-même.La prière la plus belle est celle du publicain. Il repartira réconforté, parce qu’il a déposé ses faiblesses entre les mains de Dieu. Le pharisien repartira encore plus fermé qu’auparavant parce qu’il n’y avait pas la place nécessaire en lui pour accueillir la tendresse de Dieu.Aujourd’hui nous sommes appelés à redécouvrir la place irremplaçable de l’humilité dans notre vie. Elle est un trésor capable de vaincre nos égoïsmes et de nous ouvrir aux autres et à Dieu. C’est un don que nous n’aurons jamais terminé de demander au Seigneur.


Pour le Dimanche 20 Octobre 2019 :
Nous ne prions jamais en vain !

En ce 29° dimanche du temps ordinaire la Parole de Dieu veut nous faire découvrir la force de la prière. Pour nous le faire comprendre, Jésus donne la parabole d’un juge qui n’écoutait pas ceux qui venaient vers lui et qui, de plus, les faisait attendre longtemps avant de rendre un jugement. Or dans sa ville une veuve ne s’est pas laissée décourager et sans arrêt elle vient pour lui adresser sa demande. Pour ne plus être dérangé, le juge lui rend justice. A partir de cet exemple Jésus nous dit quelque chose de Dieu : « Si ce juge qui est mauvais écoute cette veuve, combien plus, Dieu qui est bon ne ferait-il pas justice à ceux qui crient vers lui jour et nuit ! » Dieu est toujours là et il nous écoute toujours. Pourtant nous nous posons souvent la question : Pourquoi est-ce que Dieu ne nous accorde pas toujours ce que nous demandons » surtout si nous prions pour une guérison, pour la réussite d’un projet, pour la paix dans une famille, pour la paix dans le monde ? Nous avons souvent l’impression que Dieu est sourd devant le mal et qu’il n’entend pas notre prière. Quelquefois nous sommes même tentés de dire que la prière ne sert à rien. Mais que seraient notre vie et la vie du monde s’il n’y avait pas la prière… s’il n’y avait pas la possibilité pour l’homme de dire et de crier sa souffrance et d’être écouté par quelqu’un qui est plus grand que lui ? C’est tellement rare d’être vraiment écouté par quelqu’un d’une manière gratuite ! Dieu nous écoute toujours et quelle que soit notre situation il nous dit : N’aie pas peur. Je suis avec toi et je porte avec toi ta peine. Je te donne la force de l’Esprit-Saint pour que tu gardes allumée en toi la flamme de l’espérance ». Cet évangile nous interroge aussi sur notre propre manière d’écouter les autres, spécialement ceux qui souffrent, ceux qui sont dans le besoin pour qu’ils ne se sentent pas abandonnés. Ce qui manque le plus dans notre société est de savoir nous écouter les uns les autres, non par intérêt égoïste, mais pour avancer ensemble dans la paix et dans la fraternité. La prière, si elle est vraie, renouvelle toujours la vie fraternelle entre les hommes.


Pour le Dimanche 13 Octobre :
Être missionnaire comme Jésus !

Ce 28° dimanche du temps ordinaire se situe au milieu du mois d’octobre que le pape François a proclamé « mois missionnaire extraordinaire » pour toute l’Église. L’évangile que nous lisons aujourd’hui nous montre comment Jésus était missionnaire. Il passe dans un village et voici que dix lépreux s’approchent de lui et crient : « Jésus, Maître, prends pitié de nous ! » Ces dix lépreux étaient exclus de la société. Il leur était interdit de s’approcher des lieux habités. Pourtant ils s’approchent de Jésus parce qu’ils savent qu’il ne rejette personne et que la rencontre avec lui est toujours une rencontre qui élève et qui fait revivre. Jésus les accueille et prend le risque de les envoyer aux prêtres, c’est-à-dire aux gardiens de la Loi. En cours de route ils sont guéris Cet épisode de la vie de Jésus me rappelle une parole que le pape François a dites ces jours-ci : « Évangéliser ce n’est pas d’abord dire des paroles, mais c’est d’abord être témoin de l’amour de Dieu… après seulement, si on vous pose des questions, vous pouvez utiliser quelques paroles ». Cet épisode me rappelle aussi ce que Monseigneur David Macaire, évêque en Martinique, a dit le 28 septembre à l’ouverture du Congrès Mission à Paris devant un grand nombre de personnes, spécialement des jeunes : « L’Église a comme mission de transformer la société. Elle l’a fait d’une manière extraordinaire durant des siècles dans les domaines de la santé et de l’éducation… toutes les grandes valeurs de la compassion, de la fraternité, de la liberté… viennent de l’Évangile… Aujourd’hui on voudrait excommunier l’Église… peut-être avons nous été prétentieux, nous avons aussi été pécheurs, mais le monde attend quelque chose de plus de l’Église que notre faiblesse. Nous devons être des prophètes, or le prophète sait qu’il sera martyr… mais c’est le Christ, l’Esprit-Saint dans ton cœur, qui remportera la victoire ». Dans l’évangile d’aujourd’hui un seul sur dix revient pour dire merci et de plus c’est un étranger. Jésus le constate, mais ne juge pas. Il dit : « Relève-toi, ta foi t’a sauvé ! » C’est dans cette attitude de profond respect qu’il nous appelle à rencontrer chaque personne, celles qui sont aux périphéries de la société, mais aussi aux périphéries de la foi. Seul un regard éclairé par l’amour qui vient de Dieu peut rapprocher les hommes de lui.


Pour le Dimanche 22 Septembre :
«Servir Dieu ou l’argent» un choix radical toujours à renouveler !

En ce 25° dimanche du temps ordinaire la Parole de Dieu nous pose une question fondamentale : Est-ce que nous servons Dieu ou l’argent ? Les récits bibliques ne veulent pas nous dire que l’argent est inutile. Nous savons bien que l’argent est une grande préoccupation pour les familles et que beaucoup vivent dans la peur du lendemain et souvent dans la pauvreté et la solitude. Le prophète Amos interpelle d’abord les riches pour qu’ils n’exploitent pas les pauvres et « n’achètent pas le faible pour un peu d’argent ». Cette domination injuste de l’autre est un péché que Dieu n’oublie pas. Le pape François l’a rappelé d’une manière très forte durant son voyage apostolique à Madagascar, un des pays où la population est la plus pauvre de la planète à cause de la mauvaise répartition des richesses naturelles du pays. Dans l’évangile Jésus nous appelle à l’honnêteté et à la mise en place de structures qui favorisent la justice pour tous. Dans la parabole de l’intendant malhonnête, il appelle « les fils de la lumière à être au moins aussi habiles que les fils de ce monde ». Dans un monde dur et égoïste il appelle ses disciples à mettre en place de nouveaux modes de vie basés sur le respect de tous, la justice et l’écoute de chacun. Cet appel est adressé à ceux qui ont des responsabilités politiques pour qu’ils mettent en place des lois qui favorisent la justice, l’accès au travail, l’éducation et la sécurité de l’avenir pour tous. Mais c’est un appel qui est aussi adressé à chacune et à chacun d’entre nous. Il nous appelle à changer notre regard et notre manière de vivre ensemble, non pas des rapports de domination, mais des rapports de fraternité, de justice et de paix. Jésus nous adresse cet appel dans un langage très fort et très concis : « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent ! » Il veut nous dire ainsi que l’injustice, le manque de respect de l’autre et l’égoïsme sont absolument incompatibles avec la foi en Dieu. L’attachement excessif à l’argent et surtout l’acquisition injuste de l’argent détruisent la foi en Dieu et l’ouverture vers les autres. Servir Dieu ou l’argent est un choix radical que nous avons toujours à renouveler.