1 Place de la Basilique 67500 Marienthal
+33 (0)3 88 93 90 91
accueil@basiliquemarienthal.fr

Méditation pour le Dimanche

Textes de médiations pour le Dimanche, écrits par le Père Bernard Ott, résident à la Basilique Notre Dame de Marienthal…

Pour le Dimanche 17 Novembre 2019 :

Au cœur des angoisses de notre monde, une force d’espérance !

Ce 33° dimanche du temps ordinaire est l’avant-dernier dimanche de l’année liturgique, avant la fête du Christ Roi de l’univers. En ce dimanche nous lisons habituellement les textes apocalyptiques qui parlent de la fin des temps et de l’histoire humaine. A première vue ces textes nous parlent de catastrophes et nous courons le danger de nous arrêter à ces images. D’ailleurs un certain nombre de groupes sectaires diffusent des écrits qui inspirent la peur et l’angoisse à beaucoup de personnes. Ils donnent ainsi une très fausse image de la religion et du message de Jésus. Ce sont des récits qui veulent nous faire découvrir qu’au milieu des violences du monde, les croyants sont appelés à rayonner une force d’espérance et à être témoins du Royaume de paix et de lumière dont l’Esprit de Dieu est la source C’est un grand service que nous sommes appelés à rendre à notre monde. C’est d’ailleurs la mission de l’Église que le Concile Vatican II a fortement exprimée : « L’Église du Christ, plongée dans les angoisses de notre temps, porte en elle une très forte espérance… mais cela ne sert à rien aussi longtemps que des sentiments d’hostilité, de mépris… des partis-pris idéologiques séparent les hommes et les dressent les uns contre les autres… Nous devons tous changer notre cœur ! » (Gaudium et spes 82-83). C’est bien là qu’est la difficulté pour chacune et chacun d’entre nous et pour l’Eglise toute entière : il faut changer notre cœur !  C’est un appel qui est adressé à tous les hommes mais  comme chrétiens, nous avons eu la grâce de découvrir la source de ce changement. Elle est dans la contemplation de la vie de Jésus, de sa manière de rencontrer chaque personne et de vivre sa Passion. C’est alors que nous découvrirons la vérité qui rayonne de sa vie et qui est capable de renouveler le monde. C’est alors seulement que nous marcherons courageusement et joyeusement à sa suite et qu’à travers le témoignage de notre vie, « se lèvera le Soleil de Justice qui apportera la guérison dans son rayonnement » tel que l’a dit le prophète Malachie dans la première lecture de ce dimanche. Les disciples de Jésus seront toujours appelés à tirer le monde vers le haut en montrant qu’une vie nouvelle est possible avec Jésus aujourd’hui déjà.


Pour le Dimanche 10 Novembre 2019 :

La foi en la résurrection est le moteur de notre vie !

En ce 32° dimanche du temps ordinaire la Parole de Dieu nous invite à une réflexion sur la résurrection, c’est-à-dire sur l’ultime devenir de notre vie après notre mort. Cette question de notre avenir est inscrite dans le cœur de chaque personne humaine. En chacune il y a le désir d’un bonheur infini et toutes nos activités doivent contribuer à nous en approcher. Les grands obstacles que nous rencontrons sont l’égoïsme, l’injustice, la souffrance, la maladie et la mort. Certaines personnes n’arrivent pas à les surmonter et nous pensons à elles avec beaucoup d’affection. Un certain courant voudrait mettre en place l’euthanasie, un acte médical qui provoque la mort. Mais qui a le droit de donner la mort ? Le rayonnement d’une personne malade ou handicapée est souvent plus grand que celui des « bien-portants ». Comme chrétiens, nous croyons que la vie ne nous appartient pas. Elle est trop précieuse pour que l’homme puisse se l’approprier et en faire ce qu’il veut. Elle nous a été transmise et c’est à nous de la construire avec les talents que nous avons reçus. Nous devons aussi nous aider les uns les autres pour que tous, surtout les plus faibles et les plus fragiles puissent la construire dignement, être reconnus pleinement dans leur dignité et être soulagés dans leurs souffrances. Toute vie a une destinée éternelle et elle ne trouve son véritable épanouissement que dans la rencontre avec Dieu et dans une communion d’amour avec lui. Cette foi guide les chrétiens et les engage dans tous les combats pour la vie. Dans l’évangile de « la femme aux sept maris » les sadducéens qui ne croient pas à la résurrection, veulent ridiculiser Jésus « De qui est-elle la femme puisqu’elle a eu sept maris ? » Mais Jésus ouvre leurs yeux vers le monde à venir où il n’y aura plus les contingences et les limites actuelles mais où se réalisera pleinement l’espérance d’éternité que nous portons dans notre cœur. Notre vie humaine trouvera son véritable accomplissement « lorsque nous verrons Dieu tel qu’il est ». Cette foi en la résurrection est le moteur de notre vie et nous entraîne en avant sur des chemins d’amour. Car l’amour que nous partageons aujourd’hui est le plus beau signe du Royaume à venir et sa lumière éclaire aujourd’hui déjà notre vie.


Pour le Dimanche 3 Novembre 2019 :

« Aujourd’hui, il faut que je vienne demeurer chez toi ! »

En ce dimanche après la Toussaint et durant tout le mois de novembre jusqu’à la fête du Christ, le Roi de l’univers, la Parole de Dieu veut nous appeler à regarder en avant vers le Royaume de lumière et de paix où le Seigneur veut rassembler tous les hommes. La lecture du livre de la Sagesse est une belle contemplation de la grandeur de Dieu et de l’amour infini dont il entoure la création. Tout est dans sa main. L’homme est la plus belle mais aussi la plus fragile de ses œuvres et il l’accompagne avec un regard d’amour tout à fait particulier. C’est avec ce regard d’amour que Jésus regarde Zachée cet homme dont parle l’évangile de ce dimanche. Zachée était chef des collecteurs d’impôts. Il était riche, mais il avait envie de sortir de ce carcan dans lequel sa richesse l’avait enfermé. Il veut voir Jésus dont il a entendu parler, mais c’est Jésus qui s’arrête et qui le regarde. C’est avec ce même regard que Jésus regarde aujourd’hui chacune et chacun d’entre nous et comme à Zachée, il dit : « Descends vite de l’arbre de la médiocrité et de l’insatisfaction dans lequel tu t’es installé, car aujourd’hui il faut que je vienne chez toi ! » « Il faut que je vienne, dit Dieu d’une manière pressante, car si je ne viens pas tu resteras refermé sur toi et enfermé dans ton insatisfaction » Zachée accueille Jésus avec joie et voilà que tout change. Les yeux de Zachée s’ouvrent et il voit la tristesse et le non-sens de sa vie passée. Immédiatement il voit que le véritable bonheur n’est pas uniquement dans la recherche de son seul bonheur, mais dans l’ouverture vers les autres et dans le partage. Ses amis de « l’ancien monde » sont scandalisés et mettent en cause Jésus « parce qu’il est allé manger chez un pécheur ». Leurs yeux restent fermés et ils ne voient pas le monde nouveau qui naît à partir de Jésus et de son Évangile. « Il faut que je vienne demeurer chez toi » est une parole d’espérance que Jésus a lancée dans le monde. Si nous l’accueillons notre vie s’ouvre aujourd’hui déjà à la dimension du bonheur que nous souhaitons profondément et que le Seigneur nous offrira un jour pleinement auprès de lui.


Pour le Dimanche 27 Octobre 2019 :

Seule une prière humble est source de réconfort !

En ce 30° dimanche du temps ordinaire la Parole de Dieu nous rend attentifs à l’humilité. Elle est un trésor difficile à conquérir mais absolument nécessaire pour créer la fraternité entre nous et pour nous ouvrir à Dieu. L’humilité est cette qualité qui nous permet de découvrir que nous sommes pauvres et que nous avons tout à recevoir. Rien ne nous appartient. Tout est grâce et tout est don. Nous n’avons rien de nous-mêmes et tout ce que nous avons est destiné à être donné. L’humilité est un trésor difficile à conquérir parce que, pour l’obtenir, il faut lutter contre la tentation de l’orgueil qui nous harcèle sans cesse.L’humilité est la seule attitude qui permet à l’humanité de vivre en paix. Elle nous permet de respecter l’autre et de nous laisser corriger par lui. L’orgueil nous ferme sur nous-mêmes et nous fait regarder les autres avec indifférence et même avec mépris. L’orgueilleux ne connaît que son propre «ego» et, avant même d’avoir écouté les autres, il dit «moi, je…» L’orgueil enlève toute possibilité d’écoute et de partage. C’est pour cela qu’il nous ferme aussi entièrement à Dieu.En ce dimanche Jésus nous propose l’évangile très connu du pharisien et du publicain.Tous les deux vont au temple pour prier. Le pharisien se met ostensiblement debout et prie en lui-même : «Seigneur, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes : ils sont voleurs, injustes, adultères… ou encore comme ce publicain! Moi, je jeûne deux fois par semaine et je donne le dixième de ce que je gagne ! ». Le publicain se tenait à distance et priait : « Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis ! ». La parabole parle d’elle-même.La prière la plus belle est celle du publicain. Il repartira réconforté, parce qu’il a déposé ses faiblesses entre les mains de Dieu. Le pharisien repartira encore plus fermé qu’auparavant parce qu’il n’y avait pas la place nécessaire en lui pour accueillir la tendresse de Dieu.Aujourd’hui nous sommes appelés à redécouvrir la place irremplaçable de l’humilité dans notre vie. Elle est un trésor capable de vaincre nos égoïsmes et de nous ouvrir aux autres et à Dieu. C’est un don que nous n’aurons jamais terminé de demander au Seigneur.


Pour le Dimanche 20 Octobre 2019 :
Nous ne prions jamais en vain !

En ce 29° dimanche du temps ordinaire la Parole de Dieu veut nous faire découvrir la force de la prière. Pour nous le faire comprendre, Jésus donne la parabole d’un juge qui n’écoutait pas ceux qui venaient vers lui et qui, de plus, les faisait attendre longtemps avant de rendre un jugement. Or dans sa ville une veuve ne s’est pas laissée décourager et sans arrêt elle vient pour lui adresser sa demande. Pour ne plus être dérangé, le juge lui rend justice. A partir de cet exemple Jésus nous dit quelque chose de Dieu : « Si ce juge qui est mauvais écoute cette veuve, combien plus, Dieu qui est bon ne ferait-il pas justice à ceux qui crient vers lui jour et nuit ! » Dieu est toujours là et il nous écoute toujours. Pourtant nous nous posons souvent la question : Pourquoi est-ce que Dieu ne nous accorde pas toujours ce que nous demandons » surtout si nous prions pour une guérison, pour la réussite d’un projet, pour la paix dans une famille, pour la paix dans le monde ? Nous avons souvent l’impression que Dieu est sourd devant le mal et qu’il n’entend pas notre prière. Quelquefois nous sommes même tentés de dire que la prière ne sert à rien. Mais que seraient notre vie et la vie du monde s’il n’y avait pas la prière… s’il n’y avait pas la possibilité pour l’homme de dire et de crier sa souffrance et d’être écouté par quelqu’un qui est plus grand que lui ? C’est tellement rare d’être vraiment écouté par quelqu’un d’une manière gratuite ! Dieu nous écoute toujours et quelle que soit notre situation il nous dit : N’aie pas peur. Je suis avec toi et je porte avec toi ta peine. Je te donne la force de l’Esprit-Saint pour que tu gardes allumée en toi la flamme de l’espérance ». Cet évangile nous interroge aussi sur notre propre manière d’écouter les autres, spécialement ceux qui souffrent, ceux qui sont dans le besoin pour qu’ils ne se sentent pas abandonnés. Ce qui manque le plus dans notre société est de savoir nous écouter les uns les autres, non par intérêt égoïste, mais pour avancer ensemble dans la paix et dans la fraternité. La prière, si elle est vraie, renouvelle toujours la vie fraternelle entre les hommes.


Pour le Dimanche 13 Octobre :
Être missionnaire comme Jésus !

Ce 28° dimanche du temps ordinaire se situe au milieu du mois d’octobre que le pape François a proclamé « mois missionnaire extraordinaire » pour toute l’Église. L’évangile que nous lisons aujourd’hui nous montre comment Jésus était missionnaire. Il passe dans un village et voici que dix lépreux s’approchent de lui et crient : « Jésus, Maître, prends pitié de nous ! » Ces dix lépreux étaient exclus de la société. Il leur était interdit de s’approcher des lieux habités. Pourtant ils s’approchent de Jésus parce qu’ils savent qu’il ne rejette personne et que la rencontre avec lui est toujours une rencontre qui élève et qui fait revivre. Jésus les accueille et prend le risque de les envoyer aux prêtres, c’est-à-dire aux gardiens de la Loi. En cours de route ils sont guéris Cet épisode de la vie de Jésus me rappelle une parole que le pape François a dites ces jours-ci : « Évangéliser ce n’est pas d’abord dire des paroles, mais c’est d’abord être témoin de l’amour de Dieu… après seulement, si on vous pose des questions, vous pouvez utiliser quelques paroles ». Cet épisode me rappelle aussi ce que Monseigneur David Macaire, évêque en Martinique, a dit le 28 septembre à l’ouverture du Congrès Mission à Paris devant un grand nombre de personnes, spécialement des jeunes : « L’Église a comme mission de transformer la société. Elle l’a fait d’une manière extraordinaire durant des siècles dans les domaines de la santé et de l’éducation… toutes les grandes valeurs de la compassion, de la fraternité, de la liberté… viennent de l’Évangile… Aujourd’hui on voudrait excommunier l’Église… peut-être avons nous été prétentieux, nous avons aussi été pécheurs, mais le monde attend quelque chose de plus de l’Église que notre faiblesse. Nous devons être des prophètes, or le prophète sait qu’il sera martyr… mais c’est le Christ, l’Esprit-Saint dans ton cœur, qui remportera la victoire ». Dans l’évangile d’aujourd’hui un seul sur dix revient pour dire merci et de plus c’est un étranger. Jésus le constate, mais ne juge pas. Il dit : « Relève-toi, ta foi t’a sauvé ! » C’est dans cette attitude de profond respect qu’il nous appelle à rencontrer chaque personne, celles qui sont aux périphéries de la société, mais aussi aux périphéries de la foi. Seul un regard éclairé par l’amour qui vient de Dieu peut rapprocher les hommes de lui.


Pour le Dimanche 22 Septembre :
«Servir Dieu ou l’argent» un choix radical toujours à renouveler !

En ce 25° dimanche du temps ordinaire la Parole de Dieu nous pose une question fondamentale : Est-ce que nous servons Dieu ou l’argent ? Les récits bibliques ne veulent pas nous dire que l’argent est inutile. Nous savons bien que l’argent est une grande préoccupation pour les familles et que beaucoup vivent dans la peur du lendemain et souvent dans la pauvreté et la solitude. Le prophète Amos interpelle d’abord les riches pour qu’ils n’exploitent pas les pauvres et « n’achètent pas le faible pour un peu d’argent ». Cette domination injuste de l’autre est un péché que Dieu n’oublie pas. Le pape François l’a rappelé d’une manière très forte durant son voyage apostolique à Madagascar, un des pays où la population est la plus pauvre de la planète à cause de la mauvaise répartition des richesses naturelles du pays. Dans l’évangile Jésus nous appelle à l’honnêteté et à la mise en place de structures qui favorisent la justice pour tous. Dans la parabole de l’intendant malhonnête, il appelle « les fils de la lumière à être au moins aussi habiles que les fils de ce monde ». Dans un monde dur et égoïste il appelle ses disciples à mettre en place de nouveaux modes de vie basés sur le respect de tous, la justice et l’écoute de chacun. Cet appel est adressé à ceux qui ont des responsabilités politiques pour qu’ils mettent en place des lois qui favorisent la justice, l’accès au travail, l’éducation et la sécurité de l’avenir pour tous. Mais c’est un appel qui est aussi adressé à chacune et à chacun d’entre nous. Il nous appelle à changer notre regard et notre manière de vivre ensemble, non pas des rapports de domination, mais des rapports de fraternité, de justice et de paix. Jésus nous adresse cet appel dans un langage très fort et très concis : « Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent ! » Il veut nous dire ainsi que l’injustice, le manque de respect de l’autre et l’égoïsme sont absolument incompatibles avec la foi en Dieu. L’attachement excessif à l’argent et surtout l’acquisition injuste de l’argent détruisent la foi en Dieu et l’ouverture vers les autres. Servir Dieu ou l’argent est un choix radical que nous avons toujours à renouveler.