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Messages du Père Franck

Messages du Père Franck

Samedi 21 Mars :

« Dis-Lui la vérité »

Mot du Pape sur l’impossibilité de se confesser en cette période

Beaucoup parmi vous angoissent au fait de ne pas pouvoir se confesser comme ils en ont l’habitude. J’aimerai rappeler à chacun que (si vous ne vous en doutiez pas …) Dieu est au courant de tout ce que nous vivons, et de ce que nous pouvons, ou pas, faire !

Hier, lors de la messe à Sainte Marthe (20 mars), Notre Saint Père François a évoqué la Confession face à ce temps tellement particulier que nous vivons. Voici ses paroles à votre méditation :

« Revenir à Dieu c’est revenir à l’étreinte, à l’embrassade du père. Et penser à cette autre promesse que fait Isaïe : “Si tes péchés sont rouges comme l’écarlate, je te rendrai blanc comme la neige”. Il est capable de nous transformer, Il est capable de changer notre cœur, mais il faut d’abord faire le premier pas : revenir. C’est n’est pas aller à Dieu, non, c’est revenir à la maison.

Et le carême vise toujours cette conversion du cœur qui, dans l’habitude chrétienne, prend corps dans le sacrement de la Confession. C’est le moment – je ne dirais pas de “régler ses comptes”, je n’aime pas ça – de laisser Dieu nous changer, de laisser Dieu nous purifier, nous embrasser.

Je sais qu’à l’occasion de Pâques, beaucoup d’entre vous allez vous confesser pour retrouver Dieu. Mais nombreux me diront aujourd’hui : “Mais, père, où puis-je trouver un prêtre, un confesseur, puisque je ne peux pas sortir de chez moi ? Et je veux faire la paix avec le Seigneur, je veux qu’il m’embrasse, que mon papa m’embrasse… Comment faire sans prêtre ?” Fais ce que dit le Catéchisme. C’est très clair : si tu ne trouves pas de prêtre pour te confesser, parle avec Dieu, il est ton Père, et dis-lui la vérité : “Seigneur, j’ai manigancé ceci, cela, cela…. pardon”, et demande-lui pardon de tout ton cœur, avec l’Acte de contrition* et promets-lui : “Je me confesserai plus tard, mais pardonne-moi maintenant”. Et tu reviendras immédiatement dans la grâce de Dieu. Tu peux t’approcher toi-même du pardon de Dieu, comme l’enseigne le Catéchisme, sans avoir de prêtre sous la main… Trouve le moment juste, le bon moment. Un Acte de contrition bien fait, et ainsi notre âme deviendra blanche comme la neige. » (1)

Après le temps de confinement, dès que vous le pourrez, vous pourrez aller trouver un prêtre, vous confesser et recevoir la grande grâce du Sacrement. Nous serons là pour vous accueillir.

Bonne journée à toutes et à tous, et qu’à l’intercession de Notre Dame de Marienthal, Dieu vous bénisse !

P. Franck GUICHARD+ Recteur

(1) Le pape François citait les articles 1451 et 1452 du Catéchisme de l’Eglise catholique, qui stipulent que la « contrition « parfaite » remet les fautes vénielles ; elle obtient aussi le pardon des péchés mortels, si elle comporte la ferme résolution de recourir dès que possible à la confession sacramentelle ».

« La contrition dite  » imparfaite  » (ou  » attrition « ), poursuit le texte, est, elle aussi, un don de Dieu, une impulsion de l’Esprit Saint. Elle naît de la considération de la laideur du péché ou de la crainte de la damnation éternelle et des autres peines dont est menacé le pécheur (contrition par crainte). Un tel ébranlement de la conscience peut amorcer une évolution intérieure qui sera parachevée sous l’action de la grâce, par l’absolution sacramentelle. Par elle-même, cependant, la contrition imparfaite n’obtient pas le pardon des péchés graves, mais elle dispose à l’obtenir dans le sacrement de la Pénitence. »

NB : nous rappelons qu’on ne peut pas se confesser par téléphone, ni par d’autres médias sociaux. Seule la confession en présence physique est possible.

Par contre, vous pouvez appeler nos prêtres pour un entretien spirituel, pour épancher votre cœur si vous en avez besoin. N’hésitez pas. Nous sommes disponibles (03 88 93 90 91).


Voici la prière du cardinal Merry del Val récitée par le pape François tous les matins :

« À tes pieds, ô mon Jésus,
je m’incline et je t’offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abîme
dans son néant et Ta sainte présence.
Je t’adore dans le Saint Sacrement de ton amour,
désireux de te recevoir dans la pauvre demeure que mon cœur t’offre.
En attente du bonheur de la communion sacramentelle,
je veux te posséder en esprit.
Viens à moi, ô mon Jésus, pour la vie et pour la mort.
Que ton amour enflamme tout mon être, pour la vie et la mort.
Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime. Ainsi soit-il. »


Vendredi 20 Mars :

Chers Amis de Marienthal,

Ce matin, en ouvrant mes messages, je suis tombé sur la déclaration de Mgr Paglia, de l’Académie pontificale pour la Vie, à Rome. Il travaille actuellement sur un document intitulé “Coronavirus et fraternité humaine”, pour aider à trouver un sens à ce temps suspendu entre inquiétudes et quarantaine. L’invitation à l’isolement physique n’exonère pas en effet chaque chrétien d’un devoir impérieux de solidarité avec son prochain, par tous les moyens encore possibles.

«Une urgence comme celle du Covid-19 est d’abord vaincue par les anticorps de la solidarité. Les moyens techniques et cliniques d’endiguement doivent être complétés par une vaste et profonde complicité avec le bien commun, en évitant la tendance à sélectionner leurs avantages pour les privilégiés au détriment des vulnérables en fonction de la citoyenneté, des revenus, de la politique, de l’âge.» La science doit s’allier à la solidarité et à l’humanité, et toute décision politique doit être prise en tenant compte de tous les enjeux et en sortant de toute logique autoréférentielle.

GARDER LE REGARD TOURNÉ VERS L’AUTRE

«L’autre est mon allié, sinon la communauté s’évapore et je suis moi-même perdu, dit Mgr Paglia. L’autre est la personne qui marche et me salue à un mètre de distance parce qu’elle me protège et se protège elle-même ; et moi aussi, en restant à la maison et en respectant les indications des autorités sanitaires, j’agis en faveur du bien commun, pour que tous ensemble et le plus vite possible nous sortions de l’urgence. Faisons en sorte de ne pas oublier l’expérience de ces semaines difficiles et le sens profond des limites de la mobilité : nous nous sacrifions pour nous-mêmes et pour les autres.»

«En ces temps dramatiques, il est délirant de penser que les personnes âgées – car c’est de cela que nous parlons – sont sélectionnées pour être mises au rebut. La dignité n’a pas d’âge. Je n’oublie pas que le premier miracle de guérison de Jésus a été celui de la belle-mère de Pierre : il l’a prise par la main, l’a guérie et elle s’est mise à les servir.»

L’ÉGLISE, UN HÔPITAL DE CAMPAGNE

Même si nous ne pouvons pas accéder à nos églises, que tout le monde sache qu’elles restent ouvertes. L’Eucharistie y est célébrée chaque jour pour vous toutes et tous ; chaque jour aussi la Communauté de Marienthal se réunit pour porter l’Eglise dans la prière, pour intercéder pour tous, et envoyer des flots de bénédictions vers chacun de vous.

L’Eglise veut être pour tous, un hôpital de campagne. Comment faire puisque je ne peux m’y rendre pour me faire soigner, allez-vous me dire ? Hé bien, tout simplement, en nous faisant parvenir toutes vos demandes de « soins spirituels ». Appelez-nous, transmettez-nous vos intentions, partagez vos joies et vos peines, venez visiter notre site de Marienthal.

Beaucoup vivent dans l’angoisse, bien compréhensible ( !), de ne pas pouvoir communier. Nous vous invitons à vous unir à nous au moment de la messe, chaque jour, à 11h. Lisez les passages bibliques de la messe (dans votre missel Prions en Eglise, ou Magnificat ; sinon, vous pouvez trouver les textes du jour sur le site AELF), méditez une prière eucharistique et faites une communion du désir.

Beaucoup vivent dans l’angoisse de ne pas pouvoir se confesser avant Pâques (ou même le premier vendredi du mois, ou plus souvent). Ne pas pouvoir, c’est différent de ne pas vouloir ! Je vous encourage, chaque soir, à la maison, à faire un examen de conscience et à vous présenter en vérité devant Dieu. Confiez-lui vos péchés du jour, et rendez grâce aussi pour toutes les bontés du jour ! A 20h15, nous prions le chapelet à la Basilique, suivi des Complies (prière de la Nuit). En restant chez vous, venez nous rejoindre dans la prière. La Communion des cœur est une grande force pour nous tous !

Bien Chers Amis, Pèlerins et Paroissiens,

Nous vous restons tout proche dans la prière et l’amitié. Qu’à l’intercession de Notre-Dame de Marienthal, Dieu vous bénisse en abondance et fasse descendre sur vos cœurs une onction de paix : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. »